Vieillir en silence, le dos courbé,

N’être qu’un objet, une statue esseulée

Dans une pièce sombre et détestée.


Que des souvenirs d’une vie dorée!

D’une chair martyrisée par les larmes,

La société n’offre aucune alarme.

Tu n’es que rébus et pourtant tu as du charme.

Ta vieillesse te désole ne t'offrant que peu d’armes.


On a hâte que tu meures 
donnant raison d’une délivrance.

Tu indisposes par tes maladresses, 
tes fausses cadences.

Parfois on te rend visite mais qu'elle pénitence!!!

On te regarde avec hypocrisie, 
d’un rire qui offense…

Un jour viendra où mon corps alignera 
une charpente de Pise.

Je serai délaissé, abandonné de tendres bises…

J’attendrai la mort ou peut-être, 
j’irai vers sa banquise

M’empêchant l’humiliation, 
les douleurs d’une crise…
 

 

      Merci d'être là !   Pierrette coeur d'Amour

 

 

 

 

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