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François décédé dans la nuit du 21 au 22 février
2003
Toi qui as vu le jour en toute innocence
Tu n’as rien demandé toi aussi on t’as poussé
Mais de force tu as été fait
Horreur présente dans ma conscience
Mais ce bonheur on me l'a supprimé
tu comprend, je ne te voulais pas !
C’est quoi un enfant de l’amour ?
Pourquoi j’en ai pas, moi ?
Loin d’être mon choix,
tu étais pourtant bien là !
Tu as su conquérir avec ton âme si belle
Mon cœur fermé de mère,
sec d’avoir trop pleuré.
Cette naissance forcée,
cet enfant pas désiré !
Petit, tout bébé, je t’ai mal aimé
Où es tu maintenant?
Tu es présent à chaque instant
vingt ans de douleurs et de souffrances
est ce le prix à payer pour être né non désiré ?
Né de la violence, mort de trop de souffrance
Étais ce à toi de réglé la note de ce non sens !
Ou es tu maintenant dit, dans un superbe paradis ?
Comme je suis heureuse qu’enfin tu te reposes
Ici tout est obscur, sale et sans aucune mesure
François, ton prénom est gravé dans mon âme blessée
de n’avoir pu rattraper ces années pendant lesquelles
Je n’ai pu te rendre cet amour que tu m’as tant donné
Tu vois mon fils, ces mots couchés sur ce papier
où mes larmes vont se briser,
c’est pour te demander de pardonner
De ne pas avoir su t’aimer toi le fils pas désiré
Par une mère violentée par ton père pour me garder.
Ta maman
pour l’éternité.
TROIS ANS, déjà !
Tu as fermé tes beaux yeux bleus et tu t’es endormi
Je pense aux anges qui veillent sur mon sommeil,
Parmi eux il y a toi. Chasse mes mauvais rêves
Fais-en venir d’autres où il y a toi !
Tu es mon étoile qui brille dans la nuit,
Même derrière les nuages de la vie tu es là.
Je voudrais tellement dormir, plus ne plus penser à
toi
Ma vive souffrance est tellement intense, aide-moi.
Pardonne mon égoïsme, la vie sans toi je ne peux
pas
C’est à ton tour maintenant de soutenir ta maman!
Tu as décidé d’arrêter de souffrir, je ne t’en blâme
pas
Mais moi vois-tu je ne peux pas, je n’en ai pas le
droit
J’ai vidé mon lot de larmes et j’ai rendu les armes.
Si je sens sur ma joue comme un souffle doux
c'est que toi tu m’auras donné un bisou,
Un bisou qui efface tout pour un instant à nous
Tu dors mon François, et pour toujours
Tu resteras le même, tu ne vieilliras pas
N’oublie pas que je t’aime et sais que toi
Là où tu es tu veilles sur moi. Là où je suis
Je pense que tu es toujours près de moi.
De ta maman
Cinq ans déjà
Tu me manqueras
Il manque ton rire a nos joies partagées
et un ou deux quartiers à l'orange épluchée
Je vais mener ma vie, tu vois il le faut bien
avancer pas à pas sur mes propres chemins
trouver en moi la force de m’extasier un peu
et me surprendre encore parfois à faire un vœu
Quand la douleur trop forte parfois me fait hurler
C’est à toi que je pense toi qui à tant souffert
Pourquoi cette douleur revienne sur moi ta mère
Et pourquoi ne viens tu pas pour me donner la main
Toi qui savais si bien calmer tous mes chagrins
Tu m’as appris par ces mots effrayants
qui ont glacé ma vie l'espace d'un instant
Et bien des certitudes à tous mes lendemains
La seule que j’ai est dure à prononcer
Et oui il est parti, il me l’a annoncé
Et par un téléphone comment te rattraper !
Mon fils, ou que tu sois, quoi que tu fasses
Tu me manqueras jusqu'à la fin de ma vie
Reste une question à jamais sans réponse
Si j’étais certaine que pour toi la souffrance c’est
fini
J’accepterai peut être cette bête qui me ronge
Maman De Céline pour
mon amie
François
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