Le suicide d'un être cher.
Un
deuil par suicide prend plus de temps à guérir.
Rappelez-vous que vous ne pouviez pas choisir pour l'autre
et que le choix du suicide ne vous appartenait pas. Acceptez que,
même avec toutes vos intercessions, vos paroles n'ont pu influencer
l'être aimé dans sa décision.
Plusieurs questions surgiront ainsi que de
l'incompréhension. Vous ne comprendrez pas les raisons qui ont pu
motiver ce geste.
Sans doute y a-t-il aussi un sentiment de culpabilité qui vous
envahit. Vous regrettez certaines paroles ou certains gestes.
Éprouver de la culpabilité est un processus normal dans le deuil qui
vous accable.
Lors d'un tel drame, vous ressentirez de la colère envers la
personne suicidée qui vous a abandonnée, envers Dieu qui n'a rien
fait pour éviter cela et envers tous ceux qui ont contribué de près
ou de loin à l'accomplissement de ce geste désespéré. La colère est
un sentiment passager, elle passera.
Etre présent en silence, sans chercher à consoler ni conseiller.
Il n'y a pas lieu de questionner, encore moins de juger.
Des personnes peuvent se sentir coupables, honteuses de ne pas avoir
été là, au moment où celui qui est parti en avait, peut-être, le
plus besoin.
Que dire ?
Souvent les parents proches sont plutôt tentés de se réfugier dans
le silence afin de ne pas exprimer l'inexprimable. Leur peine est
suffisamment lourde et leur chagrin pourra se révéler, pour
certains, insurmontable.
Dans ces moments là, les proches ont besoin de notre aptitude à
appréhender tout problème, à anticiper toute difficulté.
C'est en déployant une sobre délicatesse et une juste attention que
nous devrons accomplir notre tâche, aussi difficile soit-elle.
Écouter est
notre premier devoir.