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Nos vieux
Les vieux ne rêvent plus
Ils tiennent dans leurs mains
La gerbe du temps passé
Et part dans leur âme
Des parcelles d’Éternité .
Ils ont sculpté la vie
À coup de bras et de coeur
Et la regardent maintenant filer
Entre leurs doigts de tendresse.
Derrière le souvenir du temps
Ils se cachent souvent
Et sous le mutisme des heures
Leur silence se fait musique
Pendant que leurs jours s’éclipsent
Comme des lunes en exil.
Ils ont eu un jour vingt ans
Et cette fête dura des mois
Et quant à l’heure de la nostalgie
Il nous racontent l’histoire de leur vie
Une pluie d’étoile tombe de leur yeux.
Leur gestes devenu lents
Se dérobent à la vitesse du temps
Et souvent la solitude
Dessine une page blanche
Dans le carnet de leurs jours
Et tout près des frontières de la nuit!
Ils se sentent parfois comme des pions
Qu’on déplacent sur un échiquier
Quand ils doivent tout laisser
Pour aller vivre au foyer.
On les verra parfois
Traîner leurs larmes d’une lèvre à l’autre
Et creuser avec leur mains
U'un ciel fermé pour leurs chagrins.
C’est qu’ils sont devenus fragiles
Comme un roseau qui fléchit
C’est que leur vie n’est qu’une veilleuse
Près des lisières du temps.
Avant que ne refroidissent leurs mains
Apprenons à délier pour eux nos tendresses
Et dessinons une fleur d’espérance
Sur la douceur de leurs tempes blanchies.
Pour nous ,ils ont parcouru tant de chemin
Ils ont connu tant de saison et tant de lunes
Ils ont bâti tant de choses belles,
Laissons maintenant nos coeurs leur parler
Laissons nos coeurs les écouter,
Ils ont encore tant à nous dire nos vieux…
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